COP30 au Brésil : Les pays africains réclament des financements climatiques concrets

COP30 au Brésil : Les pays africains réclament des financements climatiques concrets


La 30ᵉ Conférence des Nations unies sur le climat (COP30) s’est ouverte ce lundi 10 novembre à Belém, au Brésil et prendra fin le 21 prochain. Dans une atmosphère à la fois d’urgence et d’espoir, les différentes délégations venues d’Afrique affichent une position commune et déterminée : obtenir des engagements financiers réels et tangibles de la part des pays développés, afin de faire face aux effets dévastateurs du changement climatique sur le continent.

De manière unanime, les pays africains dénoncent un écart entre les promesses faites lors des précédentes COP et la réalité sur le terrain. Sécheresses prolongées, inondations, insécurité alimentaire et déplacements de populations sont entre autres des catastrophes qui rappellent quotidiennement la vulnérabilité du continent.

L’Afrique demande que les financements climatiques soient octroyés sous forme de dons plutôt que de prêts, afin d’éviter d’aggraver le poids de la dette publique déjà considérable dans plusieurs économies du continent. Dans son discours, le Président congolais Felix Tshisekedi plaide pour un rééquilibrage entre le financement de l’atténuation et celui de l’adaptation.

Pour Denis Sassou Nguesso, le Président du Congo Brazzaville, depuis plus de trois décennies, les mêmes revendications reviennent en boucles cependant les engagements ne sont pas à la hauteur.

De Felix Tishekedi à Denis Sassou Ngesso en passant par d’autres, les représentants du continent africain insistent sur le principe d’équité et de responsabilité partagée, rappelant que l’Afrique, bien que peu responsable des émissions mondiales de gaz à effet de serre, en subit de plein fouet les conséquences.

Le message africain est clair : il faut passer de la parole aux actes. Les délégations espèrent que cette COP30 marquera un tournant historique, avec la mise en place de mécanismes financiers transparents et accessibles pour soutenir l’adaptation et la transition énergétique durable.

Alors que les négociations s’annoncent tendues, la pression monte d’ores et déjà sur les grandes puissances développées, appelés à honorer leurs engagements de financement de 100 milliards de dollars par an, et à envisager des mesures supplémentaires pour soutenir les pays les plus exposés.

La question à soixante-quatre millions de dollars est celle de savoir si les pays africains sortiront de ce rendez-vous avec un sentiment de satisfaction. L’actualité de cette COP est à suivre de très près.

Miguel Elvis Voyemakoa

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