Les vendeurs de médicaments ambulants protestent contre l’interdiction du gouvernement

Le collectif des associations des vendeurs de médicaments a réagi vivement à la décision du gouvernement centrafricain d’interdire la vente de médicaments ambulants. Lors d’une rencontre avec la presse, les responsables des associations et des vendeurs ont exprimé leur mécontentement et ont appelé les autorités à revenir sur cette décision qu’ils jugent contreproductive.

C’était à l’occasion d’un point de presse animé à la maison des jeunes de Malimaka que les vendeurs des médicaments ont exprimé leur ras-le bol face à la décision prise par le ministère de la santé et de la population pour interdire la vente de ces médicaments.

Selon les vendeurs, cette interdiction va priver de nombreux Centrafricains, notamment ceux qui ont un faible revenu, d’un accès facile et abordable aux médicaments. « Nous sommes les seuls à vendre des médicaments à des prix abordables pour la population. Si on nous interdit de vendre, les gens seront obligés d’aller chez les pharmaciens qui vendent très cher », a déclaré un vendeur.

Les responsables des associations ont également dénoncé le fait que le gouvernement n’a pas pris les mesures d’accompagnement nécessaires avant de prendre cette décision. « On ne peut pas prendre une décision qui va impacter négativement la vie des gens sans leur proposer des alternatives », a déclaré un responsable.

La Coalition des associations des vendeurs de médicaments appelle donc les autorités de revenir sur ses décisions. La situation reste tendue et les vendeurs attendent une réponse favorable des autorités. En attendant, la population à faible revenu risque de payer le lourd tribu de cette situation.

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